Partager l'article ! Il était une fois Mace Windu, Jedi-bendu révéré d'Opuchi...: Concept clé de la religion hindoue, le samsâra r ...
UA 12 +
6
Concept clé de la religion hindoue, le
samsâra renvoie au cycle perpétuel des réincarnations. Mais plutôt que de vous ruer sur "l'Hindouisme pour les Nuls", penchez-vous plutôt sur la saga Star Wars. Le concept de circularité du temps ne saurait en effet trouver meilleure illustration que les innombrables sequels/prequels de
George Lucas qui ressuscitent à coups de Retour, Contre-Attaque et Revanche, des héros que l'on croyait aussi morts que la carrière politique de Bernard Tapie.
Et pourtant, pareil succès demeure aussi incompréhensible pour certains que la visite de Jean-Marie Bigard au Pape.
"C'est quoi ces rouleaux danois sur la tête de la princesse?", se serait ainsi écrié le réalisateur américain Brian De Palma après visionnage d'une première mouture du
projet. Effectivement, si ladite coupe a de quoi émoustiller les amateurs de macarons Ladurée, elle ramène aussi le sex-appeal de l'héroïne au niveau d'une pub
pour Mercurochrome, le pansement des héros.
Le scénario pourtant soigneusement huilé suscita également moult grincements de dents: on tenta ainsi de convaincre M. Lucas d'abandonner "tout ce machin incompréhensible de Jedis",
et autres patronymes aux faux airs d'erreurs de frappe, véritables aubaines pour amateurs de Scrabble, tel que Kashyyyk (lieu de naissance de Chewbacca, de l'espèce des Wookiees -
ça y est, on est perdus!). Cet ennemi de Bernard Pivot avait en effet la fâcheuse habitude de snober les mots de la langue courante, préférant appeler un bizuth un
Padawaan.
Au final, George Lucas parvint néanmoins à imposer et à rentabiliser ses délires orthographiques sur grand écran. Alors, si vous n'avez pas encore succombé à la frénésie étoilée,
attelez-vous y dès maintenant, muni toutefois d'une solide réserve de Doliprane. Vous en aurez à coup sûr besoin afin de comprendre cette saga plus jargonnante que les plus
abscons des traités de philosophie de Hegel, qui commence par ces mots énigmatiques: "L'histoire de Mace Windu, Jedi-bendu révéré d'Opuchi, telle qu'elle a été relatée à Usby
C.J. Thape, Padawaan débutant du célèbre Jedi". On vous souhaite que la Force soit avec vous!
Succès tout aussi énigmatique, celui de Sébastien Night. Ce personnage autoproclamé expert ès séduction exhibe un physique falot qui
déçoit d'abord... avant que l'on ne comprenne que son apparence banale constitue précisément sa meilleure carte de visite.
Les innombrables vestes accumulées dans son placard de mauvais dragueur l'auraient en effet aidé à perfectionner de redoutables stratégies de conquête, qu'il monnaie sadiquement à
un prix proportionnel à la détresse affective de ses élèves.
Ces rois des râteaux, tels des cages partis à la recherche d'oiseaux, apparaissent en fin de compte commes les dindons de la farce. Ainsi, afin de se pénétrer des subtilités de l'acronyme
PRINCE (Prêt, Remarquable, Intéressant, Naturel, Conclure, Entretenir), copyrightée par M. Night (comme si on allait lui dérober pareille "trouvaille"!), les pigeons en herbe doivent débourser la
coquette somme de 1145€, le temps d'un séminaire pompeusement nommé "Maestro". Une prostituée slovaque coûterait moins cher.
Un petit tour sur le site de ce gourou suffit par ailleurs à confirmer que le sieur est bien décidé à vous vendre le contenu de son cerveau,
c'est-à-dire: du vide. Aboli bibelot d'inanité neuronique, se serait désolé Stéphane Mallarmé.
C'est d'ailleurs peut-être après avoir suivi l'un des cours de Sébastien Night que Godwin Chepkurgor a rassemblé suffisament de courage... afin de demander
Chelsea Clinton en mariage.
En témoignage de son amour enflammé, ce kenyan de trente-neuf ans affirme être prêt à mettre la main au pré afin de se doter d'une deuxième épouse (avis à Silvio Berlusconi: la
polygamie est autorisée au Kenya), puisqu'il promet contre la main de la progéniture Clinton vingt vaches et quarante chèvres.
C'est d'ailleurs la seconde tentative de cet amoureux bucolique qui avait déjà, en vain, exprimé par courrier à M. Clinton ses projets matrimoniaux en 2000. Neuf ans plus
tard, c'est l'épouse Clinton que M. Chepkurgor a tenté de fléchir, avec plus de succès cette fois, puisque Hillary a promis de transmettre cette proposition éminemment romantique à sa fille.
Comme quoi, l'on trouve de tout sur Meetic.
Autre parti de choix: Pierre "DJ" Sarkozy. Mise à prix: trois pigeons sourds.
Mais avant de convoler en noces avec sa dulcinée, mieux vaut pour Roméo s'assurer que Juliette ne se révèle point être un Julien.
Après tout, aux Jeux Olympiques de Tokyo de 1964, 26,7% des athlètes médaillées d'or se sont révélées être des hommes.
Le doute plane ainsi sur les tablettes de chocolat dignes du calendrier des Dieux du Stade de Caster Semenya, athlète sud-africain(e)(?) de dix-huit ans qui a récemment
pulvérisé les records mondiaux.
Pour savoir si sans contrefaçon, ce n'est point un garçon, une seule solution: mettre la main sur sa sex tape, à défaut de pouvoir la mettre dans son pantalon.
Si en sport, les hommes concourent parfois dans les catégories dames, en matière de terrorisme, ce sont les femmes qui viennent s'imposer sur un terrain qui fait mâle.
Le phénomène des femmes kamikazes a pris une telle ampleur en Irak que les policiers ont dû s'entraîner afin de repérer les folles de Dieu
prêtes à se faire exploser (chanter Plus près de toi, mon Dieu, ça marche aussi).
Ainsi, les abayas très amples, censées dérober aux regards chargés de testostérone les bombes sexuelles irakiennes, constituent une cachette idéale pour les bombes tout court. C'est là
où le vêtement baille que se trouve l'érotisme, et que se repère le fanatisme...
Autre indice: les visages très fardés trahissent souvent celles qui, en un ultime acte de coquetterie, ont désiré se faire belle pour leur arrivée au Paradis avant de se réduire en charpie.
L'Oréal se retrouve ainsi sponsor malgré lui de nombreux attentats terroristes. Parce que vos vies ne valent rien...
L'art de passer de vie à trépas sans faire baver son mascara n'avait point de secret non plus pour Marilyn Monroe. Même après sa mort, l'ombre de ses faux cils
démesurés demeure un objet d'adulation; force est ainsi de constater que l'égérie de Certains l'Aiment Chaud... est aussi appréciée froide par d'autres.
La tombe située au-dessus de celle de feu Monroe vient en effet d'être mise aux enchères sur eBay, avec une mise à prix de 500 000 dollars.
Son précédent occupant, Richard Poncher, s' y était fait enterrer face contre terre afin de pouvoir contempler pour l'éternité la macabre beauté de Marilyn.
Mais si, en Espagne, on manque de place au point d'ériger des panneaux solaires sur les toits des tombes, comme à Santa Colona de Gramenet, aux États-Unis c'est l'argent qui fait défaut.
Notamment à la veuve de M. Poncher, qui a décidé d'expulser son défunt époux hors de sa groupie de sépulture afin de régler le crédit de sa villa à Beverly Hills.
Hugh Hefner, le patron de Playboy et seul polygame non mormon des États-Unis, a quant à lui d'ores et déjà réservé l'emplacement voisin à celui de Miss Monroe. Le marché semble donc ouvert à une
agence immobilière aux ambitions mortifères.
Autre mythe américain refroidi: Woodstock. Quarante ans se sont écoulés depuis ce festival ayant remis au goût du jour le carnaval
cathartique des temps anciens, le costume en moins, le pétard en plus. 450 000 barbu(e)s de tout poil piétinèrent à cette occasion la pelouse du fermier Max Yasgur, sacrifiée sur
l'autel de la postérité parfum LSD.
On oublie souvent que cette célébration ingénue n'eut point réellement lieu à Woodstock, mais dans une petite bourgade située à quelques soixante kilomètres de là, prénommée Béthel. Et que cet
hymne à l'amour fut aussi le théâtre de la mort de trois personnes, victimes d'une overdose, d'une appendicite mal soignée et d'un tracteur. Ni le soleil ni la mort ne peuvent être regardés en
face, assène l'adage. Apparemment, les tracteurs agricoles non plus.
Depuis, les derniers poilus désormais septuagénaires s'efforcent de noyer ces macabres souvenirs dans l'eau de leur dentier, tout en continuant à prêcher un message somme toute assez
similaire: love, peace and riz complet.
Chaque période son addiction: Benjamin Franklin affirmait que la bière était la preuve sur terre que Dieu nous aimait et nous voulait heureux; le café est donc sans aucun doute son pendant
diabolique, venu nous tenter sous les traits d'un George Clooney humant son café comme s'il s'agissait de la petite culotte de Miss Univers.
Ultime raffinement du pécheur: le café Kopi Luwak, qui se vend 1000 dollars le kilo. Le boeuf de Kobé est réputé être le plus cher du monde,
les bêtes étant au préalable massées et nourries au saké (sommet de la réincarnation hindoue: le boeuf de Kobé). L
e café Kopi Luwak, en revanche, tire sa réputation du mauvais traitement de ses graines. Celles-ci sont en effet ingérées par le luwak, une civette d'Indonésie à l'estomac délicat qui ne
peut les digérer. Après un périple peu enviable (bas de la pyramide du cycle de réincarnation hindoue), lesdites graines ressortent donc à l'air libre, désormais nanties d'un arôme
caramel à se damner. Seuls 250 kg de ce précieux café sont récoltés chaque année, moins en cas de civette constipée.
What else? ("Quoi d'autre?"), interrogeait M. Clooney. Et bien nous, la prochaine fois, on prendra du thé.
| Mai 2012 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | |||||
| 7 | 8 | 9 | 10 | 11 | 12 | 13 | ||||
| 14 | 15 | 16 | 17 | 18 | 19 | 20 | ||||
| 21 | 22 | 23 | 24 | 25 | 26 | 27 | ||||
| 28 | 29 | 30 | 31 | |||||||
|
||||||||||